Tout n’est pas bon dans le cocon

 

 

 

 

Alors j’ai hésité longtemps, je m’étais que non je n’allais pas faire d’article sur le sujet et puis en fait, ben si, c’est plus fort que moi… Ça m’a trop saoulé, et ça continue de me gonfler que certains mettent le cocon a toute les putains de sauces et comme solution unique a tous les problèmes SEO.

A la base il y a cet échange dans lequel je critique le fait que l’industrie choisie pour illustrer le principe du cocon n’est pas la meilleure pour cela compte tenu de certaines spécificités de l’industrie en question. Et croyez-moi l’optique surtout en ligne, c’est une industrie bien spéciale. Anyway, suite à mon tweet, levée de boucliers chez les cocoonistes qui en viennent même à nier tout simplement les limites de leur concept. Je vous jure j’ai eu l’impression de parler a des platistes…

Donc je vais tout mettre à plat (pun intended) et présenter mes arguments… juste parce que je n’aime pas quand je peux pas finir un truc… Il faut gratter la piqure « hombre » comme dirait le vieux Lucio…

« Tu critiques le cocon parce que tu n’aimes pas Laurent »

C’est de loin l’argument le plus débile que j’ai pu lire depuis longtemps et je propose donc d’évacuer les problèmes personnels tout de suite.

C’est vrai ! je n’aime pas Laurent. A mon avis (et de l’avis de beaucoup d’autres) c’est le Donald Trump du web : C’est un Bully, avec un teston surdimensionné, et un bullshitter de première.  Et si par hasard un jour tu devais débattre avec lui, sache qu’il dira tout, son contraire et qu’il te traitera d’enculé avant de s’autoproclamer vainqueur.

Maintenant que c’est dit, 2 choses :

  • On peut trouver le mec à gerber et admettre qu’il ne dit pas que des conneries au niveau SEO. (Pas que ça fasse plaisirs mais bon…)
  • Derrière le concept de Cocon il n’y a pas que Mr. Melon, il y a aussi d’autres personnes pour lesquelles j’ai du respect.

Et le cocon dans tout ça ?

Alors est-ce que ça marche le cocon sémantique ? Bien entendu que ça marche !  C’est plutôt le contraire qui serait étonnant, que cela ne marche pas… Simplifions le truc un peu à un niveau purement conceptuel … Créer du contenu, thématiquement pertinent et les lier les pages entre elles intelligemment pour gagner des positions, les pages mères étant pousser par les pages filles … Je grossi volontairement le trait mais dans l’absolu… Ça ne vous rappelle rien ?

Edit: On peut augmenter son trafic en créant des pages de contenu optimisées sur des mots clés pas trop concurrentiels ?! Mais quelle est donc cette sorcellerie !! 

Perso en 2010 je parlais de « Conformité sémantique »  à mes yeux le cocon c’est une juste version « élargie » de ce concept et avec une approche mot clé plus orientée « utlisateur » (sachant que l’article est de 2010).

Donc qu’on ne me fasse pas dire ce que je n’ai pas dit – bien entendu que le cocon ça peut marcher. MAIS ça n’est pas la solution a tout, et surtout ça n’est pas applicable sur tous les sites.

Les limites du Cocon

Et là je vais contredire Christian non désolé mais les sites sur lesquels un cocon n’est pas la solution cela représente bien plus que 0.01% du web.  Le cocon pour le B2B notamment … ça peut coincer plus qu’a son tour

Les sites ultras verticaux

Cette catégorie touche un très grand nombre de sites notamment dans le B2B. Les clients cauchemardesques de tous SEO. J’en avais beaucoup au Texas des boites comme ça, qui font du tuyau, ou du forage etc… et pour lesquels bah… y’a pas des centaines de mots clés / ni des centaines d’intentions clients.

Les sites avec des champs lexicaux « mixtes »

La encore ça couvre un très grand nombre de site B2B qui ont des services accessibles pour du B2C mais pas chez eux.

Exemple, un de mes clients qui faisait du system CCTV mais uniquement pour des usines, des chantiers et des mines.

Les sites à fortes contraintes éditoriales

La encore ça représente un nombre de sites très importants et pas forcément les gros sites corpos (encore une fois désolé Christian). Il y a des sites ou certains sujets ne peuvent tout simplement pas être couverts, pour des raisons légales, ou autres… si je prends l’exemple EA – on ne couvre pas de nombreuses intentions internautes (guides, walkthrough, etc…) parce qu’on ne veut pas spoiler le jeu.

Les limites de l’intention client

Et là je réponds plus directement à Jambu – NON – on ne peut pas toujours trouver un angle de rédaction.

Ils sait pas ce qu’il veut le client déja,  et nombre « d’intention clients » sont couvertes par un silo classique.

Edit: Lunettes + marques, lentilles + marque, lentilles + marques + correction etc… qui sont de toute façon au passage des sections à couvrir plus ou moins impérativement dans l’arbo du site (produits, marques, categories).

Ensuite, à force de chercher des angles d’approches sur un problème on va finir par écrire de la merde, par s’éloigner voire sortir du sujet ou alors on va tomber dans le problème de l’usine à gaz.

Prenons l’exemple de l’infographie : toute la section « trouver un ophtalmo » est plus ou moins « hors sujet » selon à quel point on descend dans l’arbo. Au niveau de l’intention on est à la limite, mais surtout il faut se poser la question : « veut-on en tant que marchand de lunettes en ligne, publier une liste des ophtalmos de France ? ». Parce que les listes ophtalmo par département ca t’engages dans la création et la maintenance d’un annuaire.  Ça veut juste dire plusieurs centaines de pages au mieux à créer, gérer et à maintenir sans compter la relation avec les ophtalmos qui va potentiellement avec.

Pour illustrer mon propos sur l’industrie de l’optique en ligne, j’ai repris l’infographie avec quelques annotations.

 

Edit – J’allais oublier – Les thématiques trustées par des sites à fortes popularités.

Et oui parce qu’on pourra le tourner dans tous les sens le cocon, le lien, ça restera toujours le lien. Et devinez un peu dans quel secteur on peut trouver des sites avec beaucoup de popularité ?? Tadaaa ! L’optique en ligne ! Et je peux vous dire que les Warby Parker, les Lenscrafters et les Clearly de ce monde ils t’attendent et ils vont t’y mettre 4 doigts et le pouce dans ton cocon.

Enfin comme le dit si justement @axenettwit dans les commentaires (je te cite Sylvain, ta remarque etait prévue dans l’Edit et je viens juste de voir ton comm’)  – Avant de taffer sur un cocon il y a moulte actions à mettre en place afin d’être certains que le site est healthy d’un point de vue SEO.

Bref… En conclusion, le Cocon sémantique, oui… pourquoi pas mais pas tout le temps ni n’importe comment parce que comme tout autre concept le cocon a ses limites.

19 thoughts on “Tout n’est pas bon dans le cocon”

  1. Ah ça faisait longtemps que t’avais pas écrit, ca fait plaisir 🙂

    ça me fait penser que j’avais pas terminé mon site de lunettes, et je m’étais un peu penché sur la question en faisant une mindmap (je parle pas de cocon)

    Je suis d’accord que sur un monosite, si tu veux planter un cocon sémantique à la Laurent, ça peut être compliqué, mais dans sa logique Olivier a bien casé les éléments où il fallait, tu as raison de dire qu’à moment donné on tombe sur des angles qui ne devraient pas être traité par le e-commerçant parcque ça va entraîner de la maintenance, et j’en était venu à la même conclusion.

    Il y a des choses qui doivent être traité par le lunettier, d’autres qui sont du ressort de l’ophtalmo et c’est parfois une guerre entre eux ne serait-ce que pour avoir l’écart pupillaire.

    Je vais peut être dire une connerie, mais l’objectif étant qu’à tout moment le tenancier du site puisse avoir une présence aux endroits correspondant a l’intention utilisateur, est-ce que ce serait pas pertinent d’éclater vers l’extérieur ? et là on tombe sur une autre tendance à la mode : le PBN, et une roadmap où aller faire du partenariat : ex un annuaire d’ophtalmos avec du lien pour faire du linking.

    chaque bloc qui ne peut être coconisé est fait depuis un site satellite même si j’aime pas le mot avec son existence propre

    Je tien mon site a dispo pour ceux qui veulent tenter l’aventure

    ps: j’ai mis en lien profil vers mon annuaire commerce au cas ou des magasins de lunettes veulent s’inscrire, pour le local c’est bon pour eux, j’en ai déjà 2 😉

  2. Hello Julien,
    Je complèterai en disant qu’avant de s’attaquer à ce sujet on trouve souvent des dizaines d’autres points à régler sur de nombreux sites. Mettre un turbo sur une brouette n’en fait pas une voiture de course si certaines bases ne sont pas en place.

  3. Voilà qui est bien dit. Je ne pense pas forcément au cocon mais plutôt à tous les concepts qu’on a pu avoir depuis de longues années. Dès que quelque chose sort, nombreux ne jurent que par cela et rien d’autres. C’est malheureux et chaque concept ne peut pas s’appliquer bêtement à tous les sites. Ca fait plaisir de lire enfin une analyse qui va à l’encontre de tout cela. Après, tu n’as peut être pas raison, mais ça fait du bien et ça laisse à réfléchir pour tous ceux qui pensent unilatéralement (je ne vise personne en particulier).

  4. Je reste comme toi sceptique sur le concept de cocon sémantique, tout en reconnaissant la pertinence de produire des contenus ou pages répondant à des intentions, et de lier intelligemment ces pages entre elles.

    En fait je ne vois pas ce que le concept apporte de fondamentalement nouveau par rapport à une analyse humaine moins conceptualisée. Tout ce que j’ai pu lire sur le sujet est assez brouillon de mon point de vue, et les démonstrations peu convaincantes, du genre “j’ai produit x dizaines de pages de contenu que j’ai lié entre elles suivant les principes du cocon et mon trafic est passé de 500 visiteurs / jour à 1000 en 4 mois”. Même sans rien sans connaitre du cocon, produire du contenu et travailler le maillage aurait probablement produit les mêmes résultats.

    Et pour un site de grande taille qui vend de tout, où chaque rayon et chaque fiche produit est une page cible comment produire un cocon ? J’ai l’impression que celui-ci est plus adapté aux sites de niche et sites “mom and pop”.

  5. Ce qui me rassure c’est que je n’ai jamais entendu quelqu’un dire que SEUL le cocon suffit à faire ranker un site.

    Du coup j’ai l’impression qu’on s’accorde tous à dire que ça fait parti de la stratégie, et PU*** qu’est-ce que ça marche quand tout les éléments sont réunis.

    On peut remplir la brouette de Sylvain avec tout le jus qu’on veut, ça n’en fera pas une voiture de course non plus.

    Donc restons sur ce point positif : on va tous pouvoir continuer à vendre nos produits (du développement en passant par la création de contenu et le cocon sans oublier le Netlinking les gars, faut pas déconner (nerf de la guerre toussa) ).

  6. Mon avis : comme tout en SEO (dans la vie aussi d’ailleurs), il faut savoir être nuancé et “souple”. Une stratégie qui marche pour un client ne fonctionnera pas pour un autre si elle est simplement copiée-collée par “principe”. Le concept de créer un cocon thématisé en travaillant le maillage interne et en optimisant/développant le contenu, fonctionne vraiment et permet de capter davantage de trafic. Là où je te rejoins, c’est quand tu parles de l’intérêt ou non de produire un contenu élargi pour un client, lorsque ce dernier à une stratégie particulière et/ou évolue au milieu d’une concurrence qui lui impose certaines contraintes. On en revient au point de départ : l’importance de définir sa stratégie SEO avant de se lancer tête baissée dans une solution (cocon, PBN, etc.) juste parce qu’on a entendu le mot au croisement d’un Tweet… Un bon SEO doit avoir un esprit critique solide et savoir se remettre en question en permanence.

  7. +1 avec le commentaire précédent d’Alexandre. Chaque site est propre et la plus grande qualité d un consultant seo est de s’adapter : au site du client, au client lui même et à la thématique.

    Le cocon ou siloing ou tous les noms qu’on veut bien lui donner fonctionne (je serai curieux d’échanger avec un refractaire) mais plus ou moins bien en fonction de la thématique. Les exemples donnés dans ton article sont parfaits pour l’illustrer d’ailleurs.

    Bref, le SEO est une guerre où chacun mets en place ses tactiques et stratégies. Au final, il n’y a que la vérité de la SERP qui parle 🙂

  8. Je jubile ! Merci de dire tout haut ce que beaucoup pense tout bas !

    Edit: Comm’ modifier pour conserver la paix des menages – Mais oui nous sommes sur la meme ligne.

  9. Salut Julien,

    C’est bien que tu en ai fait un article, parce que j’avais eu du mal à suivre tout le débat en salves de tweets.

    Là où amha se trouve la limite principale du cocon, c’est dans ces fameux “angles d’attaque / de rédaction”. Car l’IA n’est pas encore arrivée qui soit capable de déceler un style avec toute la palette de nuances que proposent les langages. Pour faire simple prenons l’humour : comment tourner un article pour qu’il puisse ranker sur un terme (pas un KW isolé mais un groupe de 2-3 mots) sans être équivoque pour l’algo ? L’algo. connait-il la notion d’humour noir ? Le cynisme ? Est-ce que je ne risque pas de perdre toute la pertinence d’un texte de 1 000 mots (rédigé dans un but seo sémantique) si j’y associe des termes (co-occurences) incongrus pour qui n’est pas capable d’y lire un trait d’esprit ?

    En gros ce que je dénonce, c’est que si on en reste au traitement des signes par la statistique, si les algos attendent de trouver le mot “D” associé au mot “A” dans un texte mais voient d’un très mauvais œil le mot “C”, alors c’est une sacrée régression, et cela pousse le rédacteur web à rester dans les clous d’un vocabulaire bien formaté.

    Ceci dit, j’ai suivi avec beaucoup d’attention (mais peut-être pas assez d’intelligence :-/ ) les billets de Christian sur le sujet, et j’ai sans nul doute loupé quelques concepts, alors je réagis juste à ton article sans aucune prétention de maîtriser le sujet.

  10. On pourrait faire sans le cocon, ça fait plaisir à entendre. On y croyait plus tant le cocon devient la solution miracle partout… Et pourtant, il y a quand même un travail de fond à faire avant l’optimisation sémantique pour que ça marche. Merci pour cet article.

  11. Merci Julien pour l’edit.
    Juste un truc, mon Twitter ce n’est pas @axenet mais @axenetwit parce qu’un méchant japonais l’avait déjà pris (en fait je ne sais pas s’il est gentil ou méchant, il écrit avec des signes bizarres, je ne comprend rien 🙂

    Et pour répondre en vrac à certains commentaires, ne jetez pas non plus le bébé avec l’eau du bain. Je n’utilise pas vraiment le “cocon”, mais quelque chose de similaire ( http://blog.axe-net.fr/grappe-semantique/ ) et bien je peux vous assurer que pas mal de concurrents doivent encore se demander pourquoi “ce satané site se positionne 1er sans liens”. Bref, ça peut très bien marcher dans certains cas et même sur du très concurrentiel. Après, j’admets que je torture mes clients sur la reflexion à avoir en terme de contenu, c’est rarement simple.

  12. L’éternel débat sur le cocon… personnellement, je fais rarement du cocon car j’ai pas tous les jours des clients avec des budgets à 5 chiffres, mais déjà juste avec une bonne opti on-site + une structure en silos + de bons contenus + une bonne stratégie de netlinking, on arrive à faire des miracles !

    Et pour lancer un autre débat : à budget équivalent, préférez-vous investir dans des liens ou un cocon ?

    1. @nicolas
      Un client avec un budget SEO a 5 chiffres ne fait que rarement du cocon (tout du moins pas dans la “philosophie” Bourellyesque) dans la mesure ou ils ont generalement de fortes contraintes corpo a niveau de la création de contenu. Quand on suit le thread twitter, c’est ce que nous avions essayé d’expliqer avec Raphael Doucet (avec son exemple L’Oréal et mon Clearly).

  13. Waouhh ! Sacré de putain d’article ! Désolé je me suis un peu emporté.
    Cela fait plaisir de lire un article comme celui-ci.
    C’est vrai que le cocon on en bouffe à toutes les sauces et ça devient presque indigeste.
    Oui, c’est vrai que le cocon fonctionne et fort heureusement ! Il serait fort dommageable que cela fasse de la merde. Mais pour ma part, quand j’ai un site client, je fais plutôt quelque chose qui s’en rapproche. Je fais des grappes sémantiques. D’ailleurs, l’infographie avec l’article de Sylvain est vraiment top sur le sujet.

    STP, continue à écrire !

  14. Le cocon, c’est quand même pas mal de bullshit & un peu de marketing rendu populaire par une personne qui s’est accaparé le monopole de la parole SEO sur le web et dans le conférences il y a quelques années.

    Dans les faits, les dossiers thématiques, ça existe depuis un moment, ça marche très bien quand c’est fait mais ça ne peut être appliqué à tous les secteurs d’activités. Je rejoins tout à fait Julien sur le fait que dans certains cas ça peut être moins pertinent ou carrément impossible pour des raisons d’organisation.

  15. Très bon article et surtout très franc, j’adore sa!!!
    Il est vrai que le concept de cocon sémantique fonctionne mais il n’est pas possible et parfois pas pertinent de le mettre en place sur tous types de sites (expérience vécu avec un site lié au domaine du vin) et pas forcément simple de mettre cela en place sur de gros sites malheureusement.

  16. L’article est excellent, c’est une très bonne chose de dire franchement ce que tout le monde voit comme un outil indispensable. Certes le cocon sémantique donne des pistes sur les améliorations du maillage interne mais il connait ses limites. C’est à mon avis une donnée comme une autre, ni à délaisser ni à se focaliser trop dessus

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