Les SEO et les modes


Dans cet article je souhaite faire un peu écho a deux article d’Aurélien Bardon de la semaine dernière intitulés « PBN, TrustFlow, Position 0… : Je m’en fous » et « Je suis à fond dans le cocon ». Vous voyez ce mois-ci ça fera 13 ans que je fais du SEO… 13 ans putain… ça fait 13 ans que j’ai les mains dans les moteurs… je suis un dinosaure en fait.

Quoi qu’il en soit, en 13 ans, j’ai remarqué que la communauté SEO – au sens large hein, faut pas tout prendre pour toi hein ma poule 😉 – a une certaine tendance à suivre des modes. Et je peux vous dire que j’en ai vu passer des modes, on a eu les pages sats, les contenus cachés de différentes façons, les abus de CSS, les blasts, les splogs, les linkwheels, les CP etc… etc… etc… et j’en passe. A chaque fois les trucs trendy étaient censé « révolutionner le SEO » et à chaque fois Google est arrivé et a bien rappelé a tout le monde qu’on ne jouait pas avec son business model et qu’au final les tauliers ils s’appellent Sergei Brin et Larry Page.

En ce moment vu de chez moi j’ai vaguement l’impression que depuis deux ou trois mois, les grosses tendances du moment c’est « l’analyse de Logs », le « cocon sémantique » et les « PBN ». Et compte tenu du coté tellement modéré de note profession j’ai vraiment l’impression (vu de chez moi encore une fois) que si j’envoyais un pitch a 10 agences / freelances – sans même inclure le domaine sur lequel je veux travailler – je recevrais un bon paquet de :

Mode accent parisien pourri ON
« Bon alorheu,
C’est un peu compliqué-euh nos techniques de gros-faqueur-euh
Ce qu’on va fair-heu… c’est qu’on va analyser tes logs-Heu pour savoir où tu gaspilles to crawl budgeait-heu, ensuit-euh on va te construire un cocon sémantiqu-euh au poil-euh et on va faire grimper tout ça avec un PB-aiNeuh !
Youpla boum-euh ça marche comme ça le greaux-sacking-euh
Signez ici-euh !»
Mode accent parisien pourri OFF

Uooooh putain! pffffffff…. You’re testing me Big Guy!

 

Sauf que bah… Analyse de logs + cocon + PBN non seulement ce n’est pas forcement la formule gagnante a tous les coups mais en plus ça pourrait être un gros gaspillage de pognon. Explication.

L’analyse de logs

Alors je ne vais pas être trop méchant avec l’analyse de logs parce que dans l’absolu j’ai pas de vrai gros problème avec le concept. Ce qui me pose un problème c’est surtout le fait qu’on le recommande a toutes les sauces comme une des solution miracle a la découverte tous les maux lies au SEO :
– Je ranke mal
– Oui mais c’est parce que tu as ces 2 pages la qui sont pas crawlé comme il faut
– Oui mais ces pages c’est les « termes et conditions » et la page « privacy policy »

(Oui je grossi le trait ET ALORS !)

Souvent ce qui me gonfle avec les gars qui reviennent avec l’analyse de logs a toutes les sauces c’est qu’autant sur un site moyen a gros – Ok… ça vaut le coup et y’a potentiellement des trucs intéressant a en tirer – par contre les trois-quarts du temps les mecs ils vont te faire raquer un double bras pour une analyse de logs sur un site de 100 pages alors qu’un vieux coup de ScreamingFrog aurait largement suffit.

L’autre truc qui me saoule c’est que l’analyse de log comme son nom l’indique c’est de l’analyse… ce qui est important par rapport au SEO c’est ce qu’on va faire ensuite des données récoltées avec cette analyse et c’est là que ça commence à vraiment déconner en fait. Pas que les mecs viennent trop souvent avec des recommandations à la con mais plutôt avec des recos qui sont impossible à mettre en place. Et donc au final bah…

Tout n’est pas bon dans le cocon

Là je vais être un poil plus méchant… Ooooh pas parce que je me suis pris le chou avec Mr. Melon mais parce que sérieux… ça me saoule que tout le monde colle le cocon à toutes les sauces. Parce que rendons au melon ce qui appartient au melon – Le cocon, ça peut marcher plutôt bien sauf que :

  • Premier truc – en tant que consultant SEO (agence ou freelance) – Il serait peut-être mieux que vous maitrisiez vraiment le cocon vous-même avant de venir le recommander de droite et de gauche aux gens comme ça. Et j’ai dans l’idée que le cocon tout le monde en parle mais peu de gens savent vraiment de quoi il s’agit.
  • Ensuite, avant de penser cocon, faudrait voir à remettre le site d’appoint un peu. Si on bosse sur un site qui est indexe avec les pieds, incrawlable genre en AngularJS. Que le site ait un contenu tout pourri, ou du DUST à gogo, j’en passe et des pas mures.
  • Est-ce que vous avez les ressources pour le gérer correctement le cocon ? parce que ça implique de produire du contenu, du bon contenu et pas qu’un peu. Est-ce que vous avez les reins assez solide ?
  • Ce n’est peut-être pas possible à mettre en place le cocon. Tout simplement – Chez Clearly par exemple, le cocon c’était pas possible parce qu’on pouvait pas écrire sur n’importe quoi n’importe comment – les lunettes, ce sont des accessoires médicaux – si on avait commencé à écrire des articles à la mord moi le genou juste pour répondre à des « intentions » de clients potentiels… y’avait des chances qu’on se fasse allumer et c’est des coups à paumer ta licence de pratiquer. Chaque article était vérifié par un opticien ou un ophtalmo – on ne pouvait pas écrire n’importe quoi n’importe comment, n’importe où.

Donc le cocon sémantique… pourquoi pas mais le SEO ne se résume pas à seulement cela.

Le Pébéhaine !

Le link building c’est chiant… très chiant… très très chiant… T’as pas la main dessus vraiment… plus qu’à ton tour en tant que SEO tu vas te sentir un peu comme une entraineuse… et puis c’est pas vraiment du SEO au sens propres du termes… C’est un peu de la vente, faut contacter des mecs et tout… bref… C’est relou et je peux comprendre pourquoi on peut être tenté de mettre en place des réseaux de sites. Ça te permet de reprendre ton destin en main, d’avoir le contrôle sur tes liens. OK

Sauf que :

  • Alors déjà, ce n’est pas comme si les PBN c’était « nouveau » dans le concept. Ça fait depuis… toujours en fait qu’on essaie d’avoir la main un peu plus sur la création de lien et jusqu’ici Gégé au commencement du truc il a toujours eu un peu de retard à l’allumage, que ce soit avec la vieille linkwheel ou les réseaux de CP, d’annuaires etc … Par contre il y a aussi toujours eu un jours ou Gégé, il a fini par raccrocher les wagons et ce jour-là les mecs qui avait des « plans » ils ont pris cher… tous !
  • Autre truc …Un petit conseil pour les clients rapidement comme ça… à l’emporte-pièce hein. Le réseau de site il appartient à qui ? Il faut y penser à cela. Parce que si en tant que client, vos rankings reposent sur un PBN qui appartient à une agence et bien ladite agence elle vous tient par les glaouies. Et pour peu que vous vous preniez le chou avec votre consultant, il lui suffit de les faire sauter les liens pour vous coller quatre doigts et le pouce bien profond dans votre… business model. Just sayin’ !
  • Et puis j’ai envie de dire, OK le link building c’est chiant mais qu’est-ce qu’il y a de mal à faire du link building à l’ancienne ! Hein je vous le demande… Et puis il suffit d’être un poil créatif et persévérant. Tiens je vous file mêmes quelques tips dans cet article – profitez c’est d’la bonne et c’est gratos

Bref … le SEO c’est du sur mesure, pas du « one size fit all ». Ce n’est pas uniquement mettre en place les derniers trucs du moment. Donc les SEO arrêtez un peu… et les clients renseignez-vous de votre côté.

22 thoughts on “Les SEO et les modes”

  1. On ne peut-être que d’accord avec toi, mais si on maitrise vraiment ces trois leviers, alors on va supprimer les facteurs bloquants avec les logs, optimiser son contenu avec le cocon et booster sa popularité avec le linking…Après combien de SEO ou même d’agences maitrisent vraiment l’ensemble de ces facteurs ??? Sans aucun doute très peu, c’est comme toujours avec notre métier 80% sont des vendeurs de rêves et 20% de bons professionnels.

  2. Hello,

    Complètement en phase, seule une analyse globale permet de cerner les chantiers de croissance pertinent pour son site. Le choix des chantiersdevra être justifié et compris par le client sinon ça risque de mal finir.

  3. Il y a un truc que vous (Aurélien et toi) oubliez souvent dans le discours des “autres” SEO. Vous êtes des techniciens et très souvent en face de vous, vous avez des commerciaux.
    Penses-tu que le commercial va rentrer dans les détails techniques ? Non, il va utiliser tous les mots à la mode pour vendre, les mêmes mots que le client a vu passer sur twitter ou sur des titres de conférences où il n’est pas allé car pas de budget / pas de temps / pas l’envie car il a vu une vidéo sur Youtube disant qu’il fallait plutôt acheter des formations (qu’il n’a pas fait).

    J’ai le cas avec un client qui me demande si je faisais des cocons…Son site à 4 pages. J’ai essayé de lui expliquer qu’il fallait pas mettre la charrue avant les boeufs mais rien à faire.

    Bref, le discours de vente s’adapte parfois un peu trop au discours d’achat…

    P.S : Personnellement je n’ai rien contre l’analyse de log (attention, différent d’un crawl SF) et le cocon est bien s’il est bien fait (et pas juste une addition de pages satellites en silos). Pour le PBN je partage ton avis, j’ai vu des PBN ultra publics qui ne demande qu’à se prendre une pénalité…Et aujourd’hui il y a beaucoup trop de commerce autour pour que ça ne soit pas pris en compte par l’équipe anti spam…

  4. Hi,

    Je partage en grande partie ton avis. J’aurais même rajouté un 4e sujet (qui ne buzze pas que dans la sphère SEO) : la data/le machine learning.
    MAIS j’ai quand-même des points de désaccord, sur le sujet qui me parle le plus 🙂

    Quelques trucs en vrac :

    J’ai du mal à considérer l’analyse de logs comme un sujet nouveau. Pour ma part j’ai découvert ça chez Résonéo, avec l’excellent Paul Courtois, en 2011. Et c’était déjà loin d’être une nouveauté.
    Pour paraphraser à nouveau Sylvain Peyronnet, si tu ne mesures pas tu ne te rendras jamais compte que tu as un problème 😉
    Quant à la taille du site, je travaille actuellement sur un petit site (environ 1000 pages), sur lequel Google connaît 3 fois plus de pages que j’en trouve avec n’importe quel crawler. Si tu as une solution miracle pour identifier à coup sûr ces pages fantômes, qui soit aussi efficace que l’analyse de logs, je te laisse partager !

    Quant à la question du prix, c’est toujours compliqué : certains trouvent ça trop cher, d’autre pas assez (si si, vraiment) … Pour ma part j’avoue que je trouve très discutables les tarifs pratiqués par certains outils (car qui dit outil dit 0 analyse concrète, 0 recommandation aussi inapplicable à ton cas particulier soit-elle). Heureusement d’autres pratiquent des tarifs beaucoup plus raisonnables !
    Globalement, deux critères doivent définir le budget : as-tu le temps ? as-tu les compétences ? Si tu réponds non à l’une des deux questions, il va falloir payer 😉

    Les mêmes constats peuvent probablement être faits pour les autres sujets, et finalement là où l’on se rejoint le plus, c’est sur l’expertise : j’ai pas mal de doutes quand je vois certains confrères proposer des prestations “à la mode” sans maîtriser le sujet.

  5. @Vincent : Je vends toutes les prestas de ma boite depuis qu’elle existe & je vends aussi des formations donc j’ai devant moi des prospects à convaincre chaque semaine 🙂

    Du coup, j’ai du mal à comprendre la différence technicien/vendeur.

  6. Une bonne analyse dans la continuité de celle d’Aurélien.
    Je suis d’accord avec avec toi mais j’ai quand même quelques nuances.
    Je ne mettrais pas dans le même panier les 3 techniques.
    Pour moi :
    Analyse de logs et sémantique vont dans le sens de l’amélioration de la qualité du site (optimisation technique et sémantique) qui a pour objectif d’améliorer le Onsite. Mais, je suis d’accord, cela n’est effectivement pas nécessaire sur tous les projets (en fonction des objectifs fixés en terme de requêtes cibles).

    Le PBN est une technique (reprise et améliorée) de linking qui sera surement ringarde en 2018 et qui sera remplacée par une autre (voir déconseillée par les agences…).

  7. Il faut surtout différencier deux choses je pense, ce qu’on est capable de faire et ce qu’on va proposer au client.

    C’est important d’être capable de proposer au client de l’analyse de logs, la mise en place d’un cocon ou l’utilisation d’un PBN pour booster ses liens parce que c’est quelque chose qui marche plutôt bien aujourd’hui et que le SEO c’est vraiment un métier qui évolue (même si la base reste plus ou moins la même : obtenir un site accessible avec du contenu ciblé et quelques bons liens).

    Après, il faut proposer au client quelque chose qui correspond à ses besoins et pas le truc trendy du moment même si parfois c’est difficile de lui faire comprendre que oui c’est une technique qui fonctionne mais que non ce n’est pas adapté à son site. Comme tu dis, “le SEO c’est du sur mesure” et le menu ne sera pas le même en fonction du budget et des attentes.

  8. Merci pour ce grand moment de fraîcheur. Un article comme ça, ça peut sauver un lundi, en tout cas le mien.
    Il semblerait que le webmarketing ait sérieusement dévoré nos métiers… mais ce n’est pas fini…

    PS : Frenchy mais pas parisien alors je partage 😉

  9. @Labisse
    Oui et non. Comme je le dit dans l’article il y a des choses qu’on ne peut tout simplement pas mettre en place. Ou qui ne sont pas nécessaire. Si je prends certains sites des fois il suffit de régler les soucis de crawl et boom le site explose. Y’a pas forcément besoin de cocon, ou d’analyse de log ou de PBN la vérité est parfois ailleurs… (too too too tooo tooo toooo).

    @Greg
    Exactement ce que je veux dire

    @vincent
    Pour ce qui est du discours… je ne suis pas bien sûr de ce que tu veux dire et tout comme Aurélien, j’aurais tendance à dire que ce n’est pas où se situe le problème. Je participais a tous les pitch quand j’étais en agence et ça ne m’a jamais empêché de pousser mes idées – ensuite si le client veut absolument du cocon alors qu’il peut pas soit je zappais le client soit je lui envoyait un argument un peu « choc » qui finissait de le convaincre.
    PS je n’ai rien contre l’analyse de log et le cocon non plus… juste on en a pas forcement toujours besoin, et où ce n’est pas forcément la meilleure solution à mettre en place. Pas besoin d’un Hummer si tu vis en ville.

    @Diije
    On est d’accord – c’est pour cela que je ne suis pas trop méchant avec l’analyse de logs. Ça peut être très utile. Juste – ce n’est pas toujours nécessaire.

    @Matthieu
    Je suis tout à fait OK avec la nuance.

    @Loic
    Mouais… le PBN je continue d’avoir du mal je t’avoue.

  10. @Aurelien et @Julien :
    Personnellement les “SEO” que j’ai rencontré qui utilisaient des buzzwords sans les connaitre vraiment étaient les commerciaux de leurs boites (ou les patrons de boites SEO qui ne mettaient pas les mains dans le cambouis). Je ne disais pas ça pour vous of course 🙂

    1. @vincent
      Non mais je l’ai pas pris pour moi – ce que je voulais dire c’est que c’est toi consultant au final qui doit guider ton client vers la meilleure solution pour lui et pas l’inverse.

  11. Ces effets de mode sont assez facilement explicables en fait. Ils proviennent en grande partie d’une différenciation concurrentielle de certains SEOs qui trouvent de quoi vendre.

    Ce qui est tout à fait banal : si tu cherches (à te démarquer des concurrents/confrères), tu cherches là où il y a moins de monde, et quand tu trouves un bon truc à vendre, tu te lances c’est tout.

    Le fait que les concepts soient repris sur les réseaux sociaux, les blogs puis les événements SEO comme les conférences s’inscrit dans la logique normale de lancement de produits/services.

    En fonction du potentiel du concept et/ou de l’aura des “défricheurs”, les autres prennent le train en marche afin de bénéficier de l’impulsion, et ce faisant, boostent l’autorité des pionniers.

    En fait c’est un peu comme si en rédigeant ton devis pour un prospect, tu faisais l’analyse sémantique d’une page : le moteur s’attend à trouver le champ lexical lié à ton sujet principal. Pour ton prospect c’est pareil : si tu lui envoie un doc qui ne comprend aucun mot-clé qu’il peut trouver en surfant 2 minutes sur les réseaux sociaux, il risque de penser que tu es “out” non ?

    Enfin ce n’est que mon avis, je me mets à la place d’un prospect qui chercherait à savoir si l’offre de presta proposée est cohérente avec ce qui se dit / fait dans le milieu. Donc : oui, il faut s’inscrire à minima dans les tendances pour être visible.

  12. Mhmm je me suis demandé quel genre de cocon sémantique on aurait pu mettre sur le seo hero par exemple. J’ai essayé de faire une analyse de log sur mon near onepage, j’ai rien trouvé alors que love-moi est toujours en 15 ème position.

    On parle des PBN en recyclage ou tout neuf avec de l’expiré ? J’ai pas exploité la piste 🙁

    Trustflow non plus, mais si tu peux me faire un lien à partir d’EA je me contrefout qu’il ait une couleur de gaming.

  13. Le truc en fait c’est qu’on en revient tjs aux B.A.-BA (META, mot clés, title, hn, redirect, duplicate, noindex, canonical, etc..) les modes c’est 5% du gâteau !

  14. Hello Julien, les SEO et les autres,

    Pour ma part, je partage totalement cette démarche. Certains utilisent les buzzwords pour parler de sujets non maîtrisés (ça me fait penser à la vielle pub Mc Cain ^^) ou réchauffés, car chaque année on cherche la nouveauté mais il n’y a rien de nouveau sous le soleil. Déjà à l’époque (cf. lien signature) on évoquait avec mes confrères (dont Aurélien) plusieurs sujets tels que le contenu.
    Côté analyse des logs (ou des bots) de bons vieux outils m’ont déjà rendu service comme CrawlTrack.
    Enfin au sujet des PBN, c’est loin d’être un nouveau sujet mais bon.

    ++
    Éric

    PS : moi aussi ça fait 13 ans que je fais du SEO, j’ai commencé en 2004 avec un certain site de co-voiturage …

  15. Ha, tu m’as devancé sur ce post ! Mais bon c’est intéressant car je compte l’aborder d’un point de vue un peu différent.

    Je suis 100% d’accord sur le fait que ce qui est à la mode ne fait pas le SEO et ne fait pas nécessairement de toi un meilleur référenceur. Faire du SEO, c’est déjà une façon de penser et d’aborder les problèmes aussi avant de vomir du buzzword pour faire genre que tu dois justifier la cravate trop longue et bien moche que tu portes (oui je me suis levé du pied gauche ce matin).

    Un SEO qui arrive dans une boîte et veut commencer par faire une analyse de logs tout de suite, je m’inquiéterais un peu.

    Après, Melon ou pas Melon, le cocon sémantique est un concept SEO qui existe déjà depuis des années. C’est juste qu’il y a tellement eu de bruit autour que la plupart des gens ont l’impression que c’est une nouveauté révolutionnaire. Je critique ? Non, je constate. En revanche, proposer des méthodologies de travail pour le mettre en place comme j’ai pu voir sur certains blogueurs, là je dis bravo, ça c’est constructif.

    Mais surtout, comme tu le dis, le SEO, ce n’est pas que ça, loin de là. Tout ce qui a été appris/acquis au fil des années est à garder (à part les techniques de porc pour faire du lien et cacher/spammer les pages) mais au final, il faut te débrouiller pour faire en sorte de te rendre visible dans les SERP, répondre à un besoin et si tu peux, créer un besoin :).

    Ce qu’on ne dit pas assez, c’est que le SEO, c’est aussi tout un tas de challenges et tracas avec du quotidien chiant, parfois moins chiant, parfois ultra stressant, pas juste un trio de formules magiques que t’appliques et pouf, ça marche :).

  16. je valide des deux mains et deux pieds !! D’ailleurs il m’arrive de lutter avec mon boss sur ces sujets ( surtout concernant les logs ) 🙂

  17. C’est vrai que l’analyse de log est un investissement long et laborieux, qui au final n’en vaut la peine que pour certains cas particuliers

  18. Bravo pour cet article, même si j’arrive trois mois après la bataille. ^^

    Je suis d’accord avec toi à bien des égards, mais au-delà des tendances web et SEO qui sont des modes parfois passagères, je crois que le pire est encore de le dire ou de critiquer certains concepts (quand ça vient de pontes du métier, etc.). J’en ai fait un peu les frais car ma franchise m’a parfois emporté mais comme tu as plus d’expérience que moi, ça devrait le faire. 😉

    En tout cas, je me gausse souvent d’entendre parler de nouvelles solutions miracles en SEO alors que rien ne change vraiment à ce point. Pire, la grande majorité des gens qui évoquent certains concepts sont les premiers à ne même pas se s’appliquer à eux-mêmes.
    Par exemple, j’aime l’idée du cocon sémantique, mais je trouve ce concept vraiment applicable que dans peu de cas. Et le plus douteux, c’est que les sites de ceux qui vantent le concept ne rankent pas tous plus que ça, donc bon, je reste dubitatif sur la réelle valeur ajoutée du truc.

    Mais bon, on ne va pas refaire le monde, laissons les tendances SEO aux gens qui semblent plus experts en commerce qu’en référencement. Et ne gardons que ce qui nous semble le meilleur. 😉

  19. C’est clair il y a une mode dans le SEO.
    D’ailleurs les agences web se ruent vers le référencement en parlant d’optimisation on-seo mais derrière aucune connaissance technique, aucun test. Aujourd’hui ça manque de compétences techniques, de test, de stratégie, d’objectif et surtout de SEO Spirit.

  20. Top cet article !
    Je rejoins Mathieu Chartier parmi les retardataires pour les commentaires de ce post pour ne pas le laisser seul et vous faire part de mon avis.
    Avis n°1 : Je pense que tu devrais rédiger tous tes articles en mode “accent parisien pourri ON”, j’ai adoré !! 😉
    Sinon, Avis n°2, pour revenir la thématique de ton post-euuh, les modes, il y en a toujours eu et il y en aura toujours-euh, et je suis plutôt d’accord avec Marc de Soref
    Certains SEO cherchent à se différencier et à faire parler d’eux en créant de jolies dénominations sur des notions et ces belles dénominations deviennent, LEUR, création, le genre de mot que tu ne peux pas toucher en trouvant des synonymes car ils n’en reflètent pas tout le sens mais qu’une partie…
    Ces mêmes termes sont relayés sur les réseaux sociaux par les “influenceurs” et/ou pseudos-influenceurs, bien souvent à grands coups de robots, et du coup par la masse, ça devient un fashion topic, on va donc en faire des meetups, des conférences et des ateliers lors des events SEO…
    Moi je prône le SEO bio et sur-mesure en fonction de mes clients, de leur antériorité, de leur concurrence et de leur contenu, avec pour faire simple du onsite (qualité du code, structure HTML, temps de chargement, content, maillage interne…) et du offsite (netlinking et popularité réseaux sociaux notamment), ça suffit bien souvent pour faire des très belles et suffisantes progressions quand la concurrence n’est pas énorme !
    Pour finir, non, le SEO ne se résumé pas à une todo list d’offres pré-packagées mais bel et bien à un ensemble d’actions sur-mesure à mener par rapport à sa concurrence sur la ou les requêtes choisies.
    Bref, Ready for the fight avec tous les rageux ou pour poursuivre ce débat !!
    Bonne continuation à toi en tous cas !! 😉

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